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Son Altesse Royale le prince Rupert, studio de Anthony van Dyck, date inconnue |
Au cours de son premier siècle d'activité, la Compagnie de la Baie d'Hudson (Hbc) se cantonne dans quelques forts et postes de traite établis autour de la baie James et de la baie d'Hudson. Les autochtones viennent chaque année à ces postes échanger leurs fourrures contre des produits manufacturés : couteaux, bouilloires, billes, aiguilles, couvertures, etc. Vers la fin du XVIIIe siècle, la concurrence force cependant Hbc à étendre ses activités à l'intérieur des terres. Elle dissémine ses postes le long des grands réseaux hydrographiques de l'Ouest, préfigurant le développement de grandes villes comme Winnipeg, Calgary et Edmonton.
En 1821, Hbc fusionne avec sa concurrente la plus prospère, la Compagnie du Nord-Ouest, établie à Montréal. L'entreprise commerciale qui résulte de cette fusion a maintenant des ramifications sur tout le continent – jusqu'à la région du nord ouest du Pacifique (les états de l'Oregon et de Washington et la Colombie-Britannique) et dans le Grand Nord (l’Alaska, le Yukon, les Territoires-du-Nord-Ouest et le Nunavut). Cette fusion influencera aussi le modèle de croissance de la Compagnie, car elle sera la première d'une série d'acquisitions importantes.
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Annonce de l'époque de la ruée vers l'or du Klondike |
En 1912, suivant les conseils de l'un de ses administrateurs, qui était au service du grand magasin Harrods de Londres, Hbc entreprend un programme de modernisation dynamique. Ainsi naîtront les six premiers grands magasins de la Compagnie de la Baie d'Hudson, à Victoria, Vancouver, Edmonton, Calgary, Saskatoon et Winnipeg. Aujourd’hui encore, ces magasins demeurent l'héritage de cette époque.
Une série d'acquisitions permet finalement l'expansion des activités de commerce de détail partout au pays : Cairns (Saskatoon : 1921), Morgan's (Montréal, Ottawa, Toronto : 1960) et Freiman's (Ottawa : 1972).
Diversification
La croissance du commerce de détail lance Hbc à la conquête de nouveaux créneaux.
Alcool, saumon en conserve, café, thé et tabac sont autant d'articles qui remplacent
la fourrure et le commerce traditionnel et contribuent à assurer la prospérité des
activités de la Compagnie dans la vente de gros. Les grandes propriétés foncières
que la Compagnie a négociées dans le cadre de l'Acte de cession la poussent vers
l'immobilier. C’est ainsi que la vente de lots aux colons nouvellement établis
entraîne progressivement le développement d’actifs immobiliers à grande échelle.
Le transport de marchandises et les ressources naturelles, notamment le pétrole et
le gaz, formeront aussi des activités parallèles importantes.
Pleins feux sur le commerce de détail
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Magasin Hbc de Temagami (Ontario) Bear Island, 1941 |
Depuis ce temps, Hbc a examiné de nouveaux types de magasins et des façons inédites de faire affaire. En 1986, elle lance son premier programme de fidélité, baptisé Club Z, qui sera remplacé par le programme Primes Hbc en 2001. L'ouverture de Déco Découverte en 1999 marque l'entrée de Hbc dans le secteur des magasins spécialisés. Puis, en 2000, la Compagnie se lance dans la vente en ligne avec hbc.com. Designer Depot et l'Entrepôt du style représentent le secteur des magasins de rabais de 2004 à 2008. En 2003, la Compagnie lance Hbc Signature, marque maison inspirée de son patrimoine unique. Puis en 2005, Hbc est choisie comme grand partenaire national du Comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver en 2010. Cette association, en vigueur de 2005 à 2012, fait de Hbc le grand magasin commandaire et le fournisseur de marchandises générales des Jeux au Canada.
Arrive le XXIe siècle. Hbc a déjà bien entamé son quatrième centenaire dans le commerce de détail au Canada. Ses magasins – la Baie, Zellers, Déco Découverte et Fields – comblent à eux seuls plus des deux tiers des besoins des Canadiens en matière d’achats. Voilà pourquoi Hbc peut revendiquer ce titre de plein droit :
Les marchands du Canada depuis 1670
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