Photographes du Canada, Kali Spitzer, Brianna Roye, Jared Bautista et Garrett NaccaratoPhotographes du Canada, Kali Spitzer, Brianna Roye, Jared Bautista et Garrett Naccarato

La Baie consacre des vitrines emblématiques de magasins la Baie d’Hudson à des « portraits de la fierté » réalisés par des artistes 2SLGBTQIA+ du Canada

Une exposition itinérante met en lumière le travail de quatre photographes de renom

La Fondation La Baie d’Hudson s’engage à verser 300 000 dollars à l’organisme Rainbow Railroad pour soutenir la communauté queer

Toronto, le 10 juin 2022. ‒ Pour rendre hommage à la communauté 2SLGBTQIA+, La Baie est fière de présenter l’exposition Portraits de la Fierté dans les vitrines emblématiques de certains de ses magasins au pays. L’exposition célèbre les réalités complexes du non-conformisme sexuel et montre de percutantes images et histoires de quatre photographes du Canada, Kali Spitzer, Brianna Roye, Jared Bautista et Garrett Naccarato, qui représentent ce que signifie pour eux vivre ouvertement une vie haute en couleur. La Fondation La Baie d’Hudson s’est engagée pour trois ans auprès de Rainbow Railroad, un organisme international à but non lucratif qui aide les communautés 2SLGBTQIA+ du monde entier à se mettre à l’abri de la persécution et de la violence. L’exposition sera d’abord présentée au magasin phare La Baie d’Hudson de Queen Street, à Toronto, à compter du 10 juin 2022. Puis, au cours de l’été, elle sera présentée aux magasins de Vancouver, Calgary et Montréal.

« Nous croyons depuis longtemps que le Canada est meilleur grâce à la diversité de notre clientèle, de nos communautés et de notre personnel », a déclaré Iain Nairn, président et chef de la direction de La Baie. « En mettant en valeur ce groupe d’artistes très talentueux et en présentant leurs œuvres qui incitent à la réflexion et à la célébration, nous soulignons le début du mois de la Fierté et mettons en lumière l’importance de l’inclusion, de l’acceptation et de l’égalité ce mois-ci et toute l’année. »

Dans le cadre d’un partenariat de trois ans, la Fondation La Baie d’Hudson s’est engagée à verser 300 000 $ à l’organisme Rainbow Railroad afin de soutenir les communautés 2SLGBTQIA+ du Canada. Cet engagement servira à soutenir les programmes d’aide de Rainbow Railroad, notamment l’aide aux déplacements d’urgence, qui comprend le fait de fournir un abri sûr, la première réponse à l’escalade mondiale de la violence, et la mise en relation des membres de la communauté queer avec des services de relocalisation, pour leur permettre de vivre ouvertement et sans crainte.

Vous pourrez voir l’expositionPortraits de la Fierté et prendre connaissance des histoires percutantes des artistes dans les magasins suivants : magasin La Baie d’Hudson de Queen Street, à Toronto, du 10 juin au 4 juillet 2022; magasin La Baie d’Hudson du centre-ville de Vancouver, du 4 juillet au 1er août 2022; magasin La Baie d’Hudson du centre-ville de Montréal, du 4 juillet au 8 août 2022; magasin La Baie d’Hudson du centre-ville de Calgary, du 1er août au 5 septembre 2022.


À propos des artistes

Brianna RoyeElle

La photographe torontoise Brianna Roye est connue pour ses clichés chaleureux et intimes qui mettent en lumière sa propre communauté, c’est-à-dire les personnes 2SLGBTQIA+ d’origine caribéenne. Fille d’immigrants jamaïcains, elle a commencé sa série emblématique « Out of Many, One People » après s’être sentie rejetée par la communauté médiatique queer qu’elle a adulée toute sa jeunesse. Même si des émissions de télé commeQueer as Folk etThe L Word l’ont aidée à se développer et à s’affirmer en tant que femme queer, elle n’arrivait pas à s’identifier à quiconque au petit ou au grand écran. En tant que photographe, elle a décidé de capturer la réalité manquante avec ses portraits magnifiques de membres 2SLGBTQIA+ de la diaspora caribéenne qui embrassent fièrement et pleinement leur identité.

Donnovan, le modèle de Brianna Roye pour cette séance photo, est une figure de proue queer tant sur TikTok que dans le village gai de Toronto. Les deux complices ont passé la journée à parler de leur culture commune – Donnovan étant Jamaïcain et Guyanais – et se sont arrêtés pour prendre des photos à différents pâtés de maisons pendant leur marche dans le quartier West End de Toronto. « Donnovan déborde de joie de vivre », a déclaré Brianna Roye. « Les gens ont l’habitude de le voir faire le bouffon ou adopter une attitude provocante et désinvolte. J’ai eu lachance de capturer une autre des nombreuses facettes de sa personnalité. »

« J’aime que mes photos dégagent de la chaleur, car elles reflètent ainsi l’émotion qui m’habite quand j’interagis avec les gens », a-t-elle ajouté. « Les queers sont bien plus qu’un simple objet de fétichisme, ce sont des êtres comme tout le monde avec des sentiments, des difficultés et des tribulations qui méritent le même respect que quiconque. »

Déclaration de l’artiste :

En grandissant, je n’ai jamais été exposée à des personnes gaies, queers ou autres qui me ressemblaient. Tous les homosexuels que je voyais étaient des hommes blancs et cisgenres. Beaucoup de mes œuvres ont eu pour objectif de combler ce manque. J’aime photographier les queers d’origine caribéenne dans toute leur diversité, et pas juste les Jamaïcains, car toutes les îles méritent leur place au soleil. Je veux montrer que la communauté queer d’ascendance caribéenne est fière et bien présente.


Kali SpitzerElle/iel

Kali Spitzer puise dans son identité à chaque étape de son processus créatif. « Pour moi, autochtone et queer sont deux mots indissociables », précise l’artiste. « Tout comme on ne peut séparer nos racines autochtones de la terre qui nous a vus naître. Comme il est impossible de parler de droits territoriaux sans aborder les droits des Autochtones. Et comme il est impossible de parler de réalité autochtone sans aborder la notion de “queer”. »

Œuvrant sur les territoires traditionnels non cédés des peuples Tsleil-Waututh, Squamish et Musqueam, Kali Spitzer se sert de la photographie pour faire découvrir un peuple, sa culture et ses cérémonies. Iel vise à amender cette forme d’art qui a longtemps été utilisé comme un outil de domination par les colonisateurs. Le travail de Spitzer fait tout le contraire : ses photos représentent fidèlement les membres des communautés queer et PANDC. Et dans la foulée, Kali Spitzer capture de splendides images à la fois complexes et décomplexées.

Pour ce portrait, l’artiste a choisi de photographier le couple queer autochtone formé de Brianna Olson Pitawanakwat/Waasezi Niimda Nongoons kwe et de Nanook Gordon/Waabshki Miungun, deux piliers de leurs communautés qui ont cofondé les organismes Native Arts Society et Toronto Indigenous Harm Reduction. Kali utilise la pellicule (35 mm et 120) et la technique du ferrotype grand format – un procédé très répandu dans les années 1860 et 1870 – pour mieux marier les notions de passé et d’avenir.

« J’amplifie les voix et les histoires d’autrui pour encenser tous les parcours de vie. Mon rôle est de soutenir mes modèles et de les dépeindre avec vérité », a poursuivi Kali Spitzer. « Quand une personne pose pour moi, je veux qu’elle se sente à l’aise, en sécurité et célébrée sous tous ses angles et dans toute sa complexité. »

Déclaration de l’artiste :

Prendre la décision de partager ce portrait avec HBC a été éprouvant pour moi. Ma famille, tout comme bon nombre de familles autochtones, a été malmenée et brimée par les actions historiques de HBC. Les conséquences multigénérationnelles de ces actes continuent de se faire sentir aujourd’hui. Comme trop d’Autochtones de l’île de la Tortue, mes parents ont été arrachés à leurs familles et envoyés dans des pensionnats. En tant que femme autochtone directement touchée par la colonisation, je me sens très vulnérable à l’idée de partager ainsi mon travail avec HBC. Mais avec l’aval de mes collaborateurs, j’ai décidé de le faire pour les populations autochtones qui pourront admirer cette image. En outre, j’espère que les Autochtones queers qui vont regarder cette photo se sentiront fiers d’appartenir à ces deux communautés et d’être enfin représentés.


Jared BautistaIl/lui

Jeune garçon, Jared Bautista collectionnait les numéros de Vogue dans sa chambre, à Calgary, et lisait attentivement tous les éditoriaux mode en se demandant comment les photographes du magazine arrivaient à capter d’aussi belles images. Même s’il a choisi d’étudier l’ingénierie, il a développé ses talents de photographe en autodidacte, ce qui l’a amené à faire la navette entre New York et Montréal pour peaufiner son art avant de faire irruption sur la scène émergente de la mode de Calgary, sa ville natale.

Enfant, il laissait aussi libre cours à sa créativité avec le maquillage de sa mère, une expérience formatrice qu’il a en commun avec Lucius Eisnor, l’un des sujets de son portrait. Après que ce dernier lui ait avoué avoir souvent joué les maquilleurs amateurs, Jared Bautista lui a apporté un tube de rouge à lèvres en studio. « C’était tellement amusant », se souvient le photographe. « Ça me rappelait tellement mon enfance et ces moments où je chipais du maquillage à ma mère pour pouvoir exprimer mon côté féminin. »

Le premier jour de la séance photo, Jared Bautista a beaucoup abordé le sujet de la Fierté avec ses modèles, Lucius Eisnor et Elizabeth Fox, « La Fierté occupe une place toute spéciale dans mon cœur. Je suis si reconnaissant de vivre dans un pays où l’orientation sexuelle n’est pas un tabou et où les membres de ma communauté sont libres et ont une voix. »

En choisissant les sujets de ce portrait, le photographe voulait mettre en vedette des mannequins 2SLGBTQIA+ et ainsi offrir une représentation plus queer de Calgary, une ville souvent jugée très conservatrice (Lucius Eisnor est gai et Elizabeth Fox, transgenre). « J’ai trouvé très rafraîchissant de voir Lucius et Elizabeth s’exprimer aussi librement. On ne peut plus fiers d’avoir fait leur “coming out”, ils sont d’excellentes sources de savoir et d’ardents défenseurs de notre cause. »

Déclaration de l’artiste :

Ce projet m’a permis de faire un grand retour à la pellicule format moyen. Je n’avais pas touché à ce médium depuis sept ans et je redécouvre avec fascination ce côté de la photographie. Je veux immortaliser mes sujets sur pellicule pour célébrer ma nouvelle manière d’aborder l’art. Avec cette image, je veux faire tomber la barrière des genres et montrer que nous avons tous et toutes un côté masculin et féminin. Nous sommes tous des exemples de dualité, et c’est ce que j’essaie d’illustrer. C’est une réalité qui se doit d’être célébrée.


Garrett NaccaratoIl/lui

Empreintes de douceur et de sensibilité, les photos de Garrett Naccarato ont aussi un je ne sais quoi d’espiègle qui laisse entrevoir au spectateur le sens de l’humour de l’artiste. Une autre chose qui saute aux yeux : la façon dont le photographe gai montréalais met ses sujets à l’aise.

« Je suis un clown qui fait des blagues! Mon processus créatif est très organique », clame-t-il. « Le portrait est un art très intime qui requiert que les modèles se sentent en confiance. »

Garrett Naccarato a pris cette photo lorsque son modèle Mina Gerges était de passage à Montréal pour la Fierté. Les deux avaient pris l’habitude de clavarder et le premier était très inspiré par la façon dont le second s’était fait connaître en tant qu’Égyptien queer et par sa carrière avant-gardiste de mannequin.

« Il repousse les limites de la mode par son statut de mannequin grandes tailles », affirme le photographe à propos de Mina Gerges, que l’on a pu voir dans le magazine PAPER et qui a tenu la vedette dans une campagne publicitaire nationale pour Calvin Klein. « J’adore ce qu’il a fait pour promouvoir le positivisme corporel, en particulier au sein de la culture queer. »

« Il vit sans réserve et sans complexe », ajoute Garrett Naccarato. « J’admire cette confiance en lui qui l’habite. »

Déclaration de l’artiste :

Je vois mes clichés comme une pause sur image de la société en constante évolution. Capturer l’essence même de mes sujets est un aspect vital de mon travail de création. Lorsqu’une personne pose pour moi, je ne veux pas qu’elle se sente mal à l’aise de quelque manière que ce soit. Je souhaite lui donner pleinement confiance. Tout le monde a l’habitude des égoportraits et de se voir sous un certain angle. Laisser tomber le masque et permettre à quelqu’un de nous présenter sous un jour différent n’est pas aisé pour la majorité. Susciter l’émotion chez le spectateur est la récompense la plus gratifiante que peut recevoir un créateur de contenu visuel.


À PROPOS DE LA BAIE

Grâce à une approche axée sur le numérique et sur des objectifs précis, La Baie aide les Canadiens à profiter pleinement de leur style de vie. La Baie exploite labaie.com et son Marché, l’une des plus importantes plateformes style de vie haut de gamme numériques au pays, qui entretient des liens homogènes avec un réseau de 85 magasins La Baie d’Hudson. La Baie s’est bâti une réputation de qualité et de style grâce à un assortiment incomparable de vêtements, de mode maison, de produits de beauté, de concepts de restauration et bien plus. Suivez-nous sur les médias sociaux : InstagramFacebookTwitter et TikTok.

La Baie et La Baie d’Hudson font partie du portefeuille de marques de HBC. Constituée en 1670, HBC est la plus ancienne société commerciale en Amérique du Nord. Les rayures emblématiques sont une marque déposée de HBC.


À PROPOS DE LA FONDATION LA BAIE D’HUDSON

La Fondation La Baie d’Hudson est un organisme de bienfaisance enregistré qui lutte contre les inégalités raciales en investissant dans des possibilités de formation et d’accès à l’emploi et à l’autonomie pour les peuples autochtones, les Noirs et les personnes de couleur. En 2021, la Fondation La Baie d’Hudson a lancé la Charte pour le changement La Baie d’Hudson, un engagement de 30 millions de dollars sur 10 ans pour accélérer l’équité raciale dans les communautés partout au pays. En s’associant à des organismes qui accomplissent un travail essentiel dans trois secteurs vitaux, la Fondation La Baie d’Hudson finance des programmes et des initiatives qui apportent des changements significatifs et durables.


RENSEIGNEMENTS ADDITIONNELS :

Tiffany Bourré
Vice-présidente de division, Communications, relations publiques et patrimoine
tiffany.bourre@thebay.com

Avinita Bains
Directrice des communications d’entreprise
avinita.bains@thebay.com